Le Blog Théologie Orthodoxe par Frédéric Tavernier Vellas

Introduction à la théologie mystique orthodoxe et à la liturgie et musique byzantines

Publié le par Frédéric Tavernier Vellas
"La philosophie, sentier de sagesse"

A l'occasion de la parution de mon ouvrage sur l'Athéisme je donnerai une conférence à la médiathèque de Venerque (31) sur le thème de "La philosophie, sentier de sagesse". L'entrée est libre et gratuite.

La philosophie nous donne une compréhension plus profonde du monde en lequel nous vivons, une culture façonnée par les grandes idéologies athées des XIXe et XXe siècles. Comprendre que la philosophie est un sentier vers la sagesse, c'est comprendre à la fois la difficulté que représente ce cheminement : une ascension à partir de nos expériences vers la contemplation qui est un sommet pour l'esprit humain mais aussi comprendre toutes les clés que nous procure la philosophie pour mieux comprendre le monde présent et dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui.

Voir les commentaires

Publié le par Frédéric Tavernier Vellas

Vient de paraître aux Editions du Net , mon ouvrage de philosophie sur l'Athéisme. Ce livre s'inscrit dans le cadre de notre réflexion philosophique sur le problème de Dieu en philosophie. Il donne une perspective sur les situations limites de l'homme qui peuvent le pousser à la négation de l'existence de Dieu et sur les grandes formes d'idéologies qui viennent donner une structure intellectuelle à cette négation.

Voir les commentaires

Publié le par Frédéric Tavernier Vellas

"Dieu, nul ne l'a jamais vu. Un Dieu, Fils unique, lui nous l'a fait connaître"

Quel théologien pourrait définir le but de sa science et de sa sagesse autrement que par le désir de voir le Père? "Montre-nous le Père et cela nous suffit". Le Dieu que l'on ne peut représenter, que l'on ne peut définir, que l'on ne peut circonscrire, le Dieu dont l'Etance divine est inaccessible, ce Dieu qui n'a pas de visage s'est fait connaître en son Fils Bien-aimé, Jésus-Christ. Il a pris pour nous un visage d'homme. Il faut lire et relire le chapitre XVII de l'Evangile selon Saint Jean. Le Christ a accompli sa mission sur la terre en nous donnant la connaissance du Père. "Je leur ai fait connaître ton Nom". Rien de plus grand sur la terre ou dans les cieux. Le Christ nous révèle le mystère du Père.

Dans sa chair, le Fils éternellement égal au Père, peut nous dire : "Le Père est plus grand que moi". Dans sa chair, le Fils est l'Icône, la seule Icône humano-divine que nous puissions avoir de notre Père. Il en est l'image, l'effigie. Il en est aussi la Porte car cette Icône nous ouvre toutes grandes les portes du Ciel. Désormais, nous savons à qui ressemble le plus le Père et en aimant le Fils nous aimons le Père et en recevant le Fils, nous recevons le Père, en écoutant le Fils nous écoutons le Père. En obéissant au Fils, nous accomplissons la Volonté du Père. Nous ne pouvons plus diviser le Fils du Père, nous ne pouvons plus projeter dans l'imaginaire un Père qui ne serait pas à la ressemblance du Fils qui nous l'a fait connaître.

Quel mystère insondable que cette Unité du Père et du Fils, unité d'être, unité de vie, unité d'action, unité d'amour, unité de lumière, unité de volonté. La sagesse de Dieu le Père n'est pas séparée de la sagesse de Dieu le Fils. Le Fils est Sagesse du Père. Celui qui connaît le Fils, connaît le Père. Celui qui ne connaît pas le Fils ne connaît pas le Père. Celui qui reçoit le Fils, reçoit le Père. Celui qui rejette le Fils, rejette le Père. Il demeure orphelin.

Le Christ nous a révélé du Père la Grande Miséricorde. Dieu veut pardonner aux hommes leurs fautes, leurs errances, leurs égarements, et jusqu'à leurs blasphèmes. Nous n'imaginons pas jusqu'où ira la Miséricorde de notre Père. Nous ne pouvons pas la mesurer. Tout le jugement, il l'a donné au Fils pour que surabonde la Miséricorde. Le Fils a offert sa vie pour nous, pour que surabonde la Miséricorde. Le Fils s'est offert pour nous pour que le monde soit sauvé. De ceux que le Père lui a donné, il ne veut pas en perdre un seul.

Ô mystère caché depuis les origines. Que Dieu ait tant aimé les hommes qu'il leur ait donné son Fils unique. S'il leur a donné son Fils, il ne leur refusera rien. Dieu aime l'homme, sa créature d'un amour que les hommes ne comprennent pas. Il veut qu'ils apprennent à s'aimer entre eux, comme le Père les a aimés. La profondeur de cet amour incommensurable, insondable, nous ne pouvons l'approcher que dans la lumière du Sacrifice de la Croix. Dieu est l'ami de l'homme et il veut que les hommes apprennent à s'entre-aimer comme Jésus les a aimés : "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés."

Nous perdons parfois courage, nous perdons l'espérance en face des violences qui se multiplient. Nous devons impérativement regarder le Visage du Christ qui offre sa vie et ne se laisse pas vaincre par la haine, la colère ou le désespoir. Le Christ est victorieux sur la Croix et c'est le démon qui est le grand vaincu. Regarder le Visage du Christ, c'est apprendre à connaître le Père. Le Christ est Lumière de Lumière, en lui le Père se donne à connaître et à aimer en toute transparence. Bien plus que des livres, c'est du Christ qu'il faut nous nourrir. Il est la Science et la Sagesse du Père faite homme pour nous.

Le Visage du Père en Jésus-Christ

Voir les commentaires

Publié le par Frédéric Tavernier Vellas

Nous envisageons la création d'un cours de musique byzantine sur Toulouse dans le cadre du Cercle Franco-Hellénique. C'est un vieux projet que nous avions avec mon ami Adamantios Agathopoulos qui nous a quittés le 9 février 2011.

Ce cours sera régulier, et suivra le programme de la formation en musique byzantine, telle qu'elle est enseignée en Grèce dans les conservatoires.

Ceux qui sont intéressés pour suivre cette formation peuvent contacter dès maintenant Ghislaine Magoga, la présidente du Cercle : Ghislaine Magoga – téléphone : 05 61 40 06 63 ou 07 86 01 64 36 courriel : ghislaine.magoga@dbmail.com
Le cours ne sera ouvert que s'il y a un nombre suffisant d'inscriptions...
http://cercle.toulouse.free.fr/

Bienvenue sur le site du CERCLE

Cours de musique byzantine sur Toulouse

Voir les commentaires

Publié le par Frédéric Tavernier Vellas

 

Nos publications

Titre Format A4 Format A5 Bilingue Fr-Gr A4 Bilingue Fr-Gr A5
Ton 1 18 € 14 € - -
Ton 2 18 € 14 € - -
Ton 3 18 € 14 € - -
Ton 4 18 € 14 € - -
Ton Pl. 1 18 € 14 € - -
Ton Pl. 2 18 € 14 € - -
Ton Pl. 3 18 € 14 € - -
Ton Pl. 4 18 € 14 € - -
Egolpion 18 € 14 € 25 € 18 €
Divines Liturgies 18 € 12 € 25 € 18 €
Horologe 20 € 15 € - -
Psaumes 18 € 14 € - -
Pentecostaire 1 20 € 15 € - -
Pentecostaire 2 20 € 15 € - -
Pentecostaire 3 20 € 15 € - -
Triode 1 20 € 15 € - -
Triode 2 20 € 15 € - -
Triode 3 20 € 15 € - -
Triode 4 20 € 15 € - -
Triode 5 20 € 15 € - -
Triode 6 10 € 8 € - -
Prossomia 15 € 12 € - -
12 fêtes fixes (2 vol) 36 € 28 €    
Sacrements
(Baptême- Mariage
Funérailles- Onction d'huile)
15 € 12 € 25 € 18 €
Hiératikon 18 € 12 €

Nos coordonnées

Éditions Saints Anargyres
Chaussée Brunehault 260A
7134 Péronnes-Lez-Binche — Belgique
Mail: info[at]saintsanargyres.be

Banque

Banque Belfius
IBAN: BE05779591219175
BIC: GKCCBEBB

Voir les commentaires

Publié le par Editions des Saints Anargyres
Publié dans : #Liturgie Byzantine

Le chant byzantin en français, est-ce possible?

Le présent travail n’est pas une simple traduction en langue française des textes liturgiques de l’Eglise, qui viendrait s’ajouter aux traductions déjà existantes. Il s’agit en plus et surtout d’une adaptation aux mélodies ecclésiales, appelées généralement ‘byzantines’, ce qui constitue sa principale originalité. Comme l’icône, le chant liturgique, étant le fruit d’une longue tradition dans l’Eglise, obéit aussi librement à des règles qui le caractérisent. Fruit de l’ascèse, il dépasse le chant de ce monde, il est tout autre, philocalique, exprimant une autre beauté. La parole que le chant exprime est poétique. La traduction se veut aussi être une traduction poétique. Cela apparaît ici, entre autres, par les formes particulières des hymnes traduites.

Les chants se rangent dans huit catégories musicales caractéristiques qu’on appelle ‘Tons’ et qui parfois s’interpénètrent, mais les mélodies types de chaque ton se comptent par dizaines. Au sein de chaque Ton, on pourrait classer les hymnes ou tropaires en deux genres : les « idiomèles » et les « prossomia ». Ils sont chantés rapidement ou lentement, de façon simple ou très ornée. Les idiomèles, tout en obéissant aux caractéristiques du ton dont ils appartiennent, ont leur propre mélodie, ou plutôt celle donnée par le chantre qui a ici une grande liberté d’interprétation, et ne sont pas des modèles pour d’autres tropaires. Les prossomia (=semblables), au contraire, suivent rigoureusement la mélodie d’un tropaire précis appelé « automèle ». Stichères et apostiches, apolytikia, cathismes, exapostilaires, canons..., possèdent généralement des prossomia qui leur sont propres.

Cela signifie que l’on entendra rarement les mêmes mélodies dans les différents groupes de tropaires. Les tropaires de chaque livre liturgique se comptent par milliers. Si tous étaient des idiomèles, il aurait fallu mémoriser des dizaines de milliers de mélodies différentes ou avoir une partition de chaque hymne, surtout pour le chant en choeur. L’avantage pratique offert par les prossomia est évident. Grouper les tropaires suivant des mélodies bien précises exige de mémoriser seulement ces mélodies (quelques centaines) pour chanter les hymnes indiqués de cette façon. Ainsi, cela ne nécessite pas forcément une connaissance théorique de la musique ni des partitions. Les fidèles peuvent, par exemple, chanter tous ensemble les dizaines de tropaires de chacune des trois stances du Grand Samedi en mémorisant seulement trois petites mélodies. Cela est possible si le texte est adapté pratiquement à la syllabe près à l’original, en respectant, dans la mesure du possible, les accents toniques.

C’est ce que nous essayons de faire dans tous livres liturgiques. Désireux de conserver intactes les mélodies traditionnelles, nous voulons aussi être le plus précis possible quant au sens du texte. Nous ne nous permettons que l’ajout ou le retrait, occasionnels, de mots qui n’altèrent pas le sens. Parfois c’est la mélodie qui est légèrement modifiée, comme c’est le cas parfois aussi dans l’original grec. Aussi, nous nous efforçons de garder un équilibre harmonieux entre la traduction et la mélodie. La parfaite restitution des styles des textes est pratiquement impossible. Comment traduire des compositions d’une pléiade de mélodes d’époques ou de lieux différents en langue française de notre époque ? Quelques tournures typiques ainsi que la mélodie avec son rythme permettent de l’approcher.

D’autre part, des fréquentes inversions entre sujets, verbes, compléments, articles..., du texte original, des interpénétrations entre phrases et des coupures inopinées pour la respiration du chant sont permises dans l’exigence d’adaptation à la mélodie et tolérées grâce à la souplesse de la langue grecque. En français, nous essayons de les éviter dans la mesure du possible mais en conservant une liberté permise par le langage poétique. En règle générale nous faisons correspondre une idée avec une phrase musicale pour une meilleure compréhension du texte. Les traductions étant faites ou corrigées par des personnes bilingues d’origine grecque, tout en consultant les traductions existantes auxquelles nous sommes très reconnaissants pour le sérieux travail déjà effectué, le texte français a été corrigé par des francophones afin d’éviter des ‘hellénismes’ trop fréquents. Enfin, les textes ont été longuement soumis à l’épreuve du chant réalisé par des chantres bilingues et monolingues. Très rarement, nous avons adopté l’un ou l’autre terme tel qu’il est en grec. C’est le cas du terme ‘Θεοτοκος’ amplement utilisé. Nous ne pouvons le traduire par ‘Mère de Dieu’ qui est la traduction de ‘Μητερα του Θεου’ ou 'Θεομητωρ' d’autant plus que, outre la subtilité du sens, on trouve parfois ces termes ‘Θεοτοκος’ et ‘Μητερα του Θεου’ ou ‘Θεομητωρ’ juxtaposés. Comme tous les termes grecs adoptés par la langue française, celui-ci obéit aussi à la tournure que celle-ci leur impose ; il devient ‘Théotoque’.

Certains signes apparaissent en fin de ligne. Le signe – indique le retour à la note de base. Le signe / indique qu’on termine la phrase sur une note indéfinie plus haute que celle de base. Le signe indique qu’on termine la phrase sur note indéfinie plus basse que celle de base ; parfois on définit la note pour la facilité du chant. Dans le texte, sur une syllabe soulignée on reste généralement plus d’un temps en mode rapide. Il s’agit d’indications très élémentaires pour le chant et n’ont pas un caractère absolu. Une telle traduction–adaptation de tous les livres liturgiques de notre Eglise exigera de très nombreuses années de labeur. A la suite de ces ouvrages, suivra le volumes des « apolytikia » et « kontakia » des Saints de toute l’année. Nous ne prétendons pas que le travail accompli soit parfait, nous faisons pour un mieux. Aussi, toute remarque contribuant à améliorer cet oeuvre d’Eglise est la bienvenue.

Note : Les lectures du Nouveau Testament proviennent des traductions du père Denys Guillaume.

Les traducteurs

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog